Les styles enseignés

LE DAO YIN YANGSHENG GONG  et  ZI RAN MEN QIGONG

sont deux styles différents enseignés au sein de l’Association LES NUAGES DU WUDANG.

  1. Le DAO YIN YANGSHENG GONG créé par le Professeur Zhang Guang De

Pour comprendre le sens de ces techniques il faut déjà reprendre chaque terme.

  • Le Dao (ou encore trouvé sous Tao) est très souvent traduit par : La voie ; le Yin, ici utilisé, signifie : Tirer ; l’entité Daoyin est l’ancien terme pour désigner les exercices physiques énergétiques. (par des exercices simples, les personnes pratiquent pour conduire le Qi à l’intérieur du corps. YangSheng veut dire : nourrir le corps ou encore préserver la vie, et enfin Gong signifie : exercices.t

PROFESSEUR ZHANG GUANG DE

Le professeur Zhang Guang De est né en 1934 à Tangshan, province de Hebei, en Chine. D’une famille de médecins traditionnels, il est baigné dans un environnement où les Lois de la nature et de l’énergétique font partie des valeurs de son enfance.  Très jeune il développa un attrait important pour les arts martiaux. Il intégra la section de Wushu de l’Université d’Education Sportive de Pékin en 1955, sous l’enseignement de Maître Zhang Wen Gan, y suivit le parcours d’étudiant, devint professeur et depuis y enseigne jusqu’à ce jour.

En 1974, il entreprit l’étude approfondie de la Médecine Traditionnelle Chinoise et plus spécialement les chapitres concernant les Daoyin et Taijiquan traditionnels. Ayant développé une profonde connaissance de la médecine traditionnelle chinoise, le professeur Zhang créa une école qui allia les méthodes du Qi Gong avec des exercices physiques et mentaux particuliers : le DaoYin YangSheng Gong.

Cette nouvelle pratique lui permit de soulager des milliers de personnes souffrant de pathologies diverses. Le professeur Zhang continue ses recherches, enseigne et diffuse ses connaissances dans de nombreux pays à travers le monde, incluant le Japon, Singapour, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne et le Portugal.

Le Daoyin Yangsheng Gong est aujourd’hui une des matières enseignées dans les Universités de médecine et les Universités d’Education physique, en Chine. En 1992, le professeur Zhang se vit attribué le second Prix National de la Recherche Scientifique.

La petite histoire qui fait la grande histoire !
A la fin de la révolution culturelle chinoise, Professeur Zhang Guangde est tombé gravement malade. Presque tous ses organes étaient touchés : atteint d’un cancer du poumon, jugé inopérable (l’enveloppe du cœur étant atteinte), il souffrait de divers maux tels qu’hypertension, troubles cardio-vasculaires et digestifs, hépatite, tuberculose et de désordres sanguins, le tableau était très noir… Il revient alors vers la médecine traditionnelle qui avait bercé son enfance mais son médecin lui annonça que la médecine, à elle seule, ne pouvait guérir son état. C’est alors qu’il a utilisé son expérience de Wushu alliée à sa connaissance de la médecine chinoise traditionnelle pour créer ce qui devait devenir le Dao Yin Yangsheng Gong.

Au début, trop faible pour une pratique intensive, il a développé des exercices qui pouvaient se faire en position allongée : ce furent huit exercices pour traiter sa tuberculose qui constituèrent par la suite la base de la  « série des 49 mouvements pour stimuler le Qi dans les méridiens ». En recouvrant peu à peu ses forces, il créa des séries qui purent se faire assis, puis debout. A l’époque de sa maladie, il prenait des médicaments et pratiquait très régulièrement les exercices. Il aura fallu huit années de travail assidu et de lutte pied à pied pour sortir vainqueur et recouvrir santé et vigueur.

En 1982, il décide d’élargir sa recherche et d’enrichir sa méthode de travail. Il créa des formes de Qigong pour préserver la santé générale et, spécifique comme celle du cœur, des poumons, de la rate et de l’estomac, des muscles et des os, des reins, ou encore les exercices pour régulariser la fonction du foie et de la vésicule biliaire…
Aujourd’hui encore professeur Zhang Guangde continue cette recherche à L’Institut d’Education Physique de Pékin en lien avec les hôpitaux de sa région, où, en complément des médicaments, elle est prescrite sur ordonnance…ta

         2. ZI RAN MEN QIGONG créé par Maître LIU  DE MING

  • Les caractères et leur sens  : Zi Ran correspond à la spontanéité, au mouvement naturel, celui qui naît, qui jaillit de lui-même, celui qui peut être exécuté quand on se libère des entraves corporelles et mentales. Il propose un retour à la source profonde. Men étant la porte qui ouvre à cette spontanéité.

MAÎTRE LIU DE MING

Maître LIU Deming a commencé à étudier et à pratiquer les Arts Martiaux dès l’âge de 8 ans sous la direction de Maître Hong Zheng Fu lui-même ayant été élève du Grand Maître de Kung Fu Wan Lai Shen, descendant de la lignée Ziran Men.

 

  Expert en Kung Fu, Shaolin Liu He Men, Cheng Shi Ba Gua ZHang, Taiji Quan Wudang et Chen, Xi Yi Quan, Liu He Tang Lang Quan ; Maître LIU De Ming  est diplômé de l’Université d’Éducation Physique de Pékin. Il a enseigné pendant 12 ans à l’Institut d’Education Physique de Fujing où il était le Doyen du Département des Arts Martiaux. Il est également Entraîneur Principal Honoraire à l’Académie de Kung Fu du Temple de Shao Lin et vit à Melbourne, Australie, ou il a fondé la Zi Ran Men Kung Fu Academy.

Riche de toutes ces années d’expérience dans la pratique (plus de 40 ans), il a créé en complément de ces Arts Internes et Externes, le Qigong de la spontanéité ou ZI RAN QIGONG, un Qigong particulièrement fluide, beau et riche par la simplicité des gestes et la mise en lien qu’il provoque chez le pratiquant avec la relation Ciel-Terre, l’équilibre Yin/Yang…

Zi Ran Qigong permet de « toucher » à l’essence de la pensée Taoïste.